
Le Grain de Sel, c’est définitivement fini. Le rideau sera tiré samedi 28 mai, douloureux épilogue après plusieurs mois cahotiques. Retour sur une chronologie houleuse.
Fin juin, début juillet 2015 : Pierre Gianetti, co-propriétaire du restaurant le Grain de Sel s’en va. Un accident de moto il y a quelques années, une blessure à la cheville « mal gérée », le cuisinier et son cousin, Olivier Roubaud, pensaient vendre le restaurant. Ne parvenant pas à se résoudre à une cession, Olivier Roubaud reprend le flambeau aux côtés d’une cuisinière de 23 ans, Marie Dijon. Le succès est là, la clientèle adore mais au coeur de l’hiver 2016, la décision de vendre le Grain de Sel est prise : Pierre Roubaud, épuisé, ne souhaite plus garder le restaurant.
« La vente a été décidée le 2 janvier, soupire laconiquement Marie Dijon. Olivier a tenté une plus grande amplitude de services, midi et soir du mardi au samedi. Et puis on espérait un agrandissement du restaurant avec le magasin vide voisin ». Vivant à Martigues, l’éloignement a eu raison de la bonne volonté d’Olivier Roubaud. « On avait des projets, moi j’avais mis tout mon coeur dans ce restaurant, je me suis dépassée ici » se désole Marie Dijon.
Tout en revendiquant son indéfectible amitié pour Pierre Gianetti et Olivier Roubaud, Marie Dijon se retrouve « dans le brouillard. Pour moi, c’est l’inconnu. J’ai bien reçu des propositions du restaurant Péron, on m’a proposé de travailler dans le futur restaurant de Julien Diaz *… Je réfléchis encore. J’ai vécu plusieurs mois de rebondissements, de déceptions et d’espoirs, c’est difficile pour mon moral ».
Samedi, le Grain de Sel donnera ses derniers tours de moulin à poivre, ensuite, Marie Dijon ira « en Allemagne. Je vais aller voir mon père qui vit là-bas, ça fait deux ans que je ne l’ai pas vu. Ça va me faire du bien, c’est lui qui m’a donné le goût, c’est à cause de lui que je fais ce métier » confesse la jeune femme. Ensuite, Marie cuisinera en résidence, 15 jours ici, 15 jours là. D’un sourire triste elle lance : « Il faut que je reprenne du poil de la bête ».
* Julien Diaz et Guillaume Bonneaud ont racheté le restaurant Axis (rue Sainte-victoire, Castellane 6e arr.) à Stéphane Lamani lequel s’est « replié » dans son Urban kitchen.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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