Il rêvait d’un bistrot contemporain, et il touche peut-être au but. Manger chez Olivier Luisetti en cette saison incarne un peu l’art de vivre marseillais. Ce jeudi soir, un petit groupe de supporters portant le maillot rouge de l’Albanie passe devant la terrasse. Une table les interpelle, on crie : « Sana ! Sana ! » en clin d’oeil à Lorik et voilà les poignées de main qui s’échangent, les éclats de rire et les sourires chaleureux. C’est un peu ça manger chez Pastis & Olives. La carte répond à cette ambition ; on grignote des filets de sardines, panisses, des anchois, moules ou calamars en conserve avant de jeter son dévolu sur une omelette (fromage, pancetta), des pâtes à l’ail ou carbonara, ou une salade italienne ou César. En ce moment, le thon snacké ou la bavette marinée sauce soja ont leurs adeptes.
Que faut-il retenir du repas ? Que Luisetti ne se contente pas de prôner le « fait maison » : il joint les actes à la promesse. Il suffit de tremper des potatoes dans un ketchup (trop sucré) pour s’en convaincre. La purée de pommes de terre est certainement la meilleure de toute la ville accompagnant une exceptionnelle entrecôte d’une belle tendreté. Le tartare s’anime de petits cubes de Beaufort, d’ail, câpres et ketchup qui viennent en réponse à une salade de roquette pas trop huilée, équilibrée dans ses assaisonnements. La tarte bourdalou, délicieusement beurrée, le tiramisu nutella-Granola viennent conclure un dîner forcément agréable. Alors faut-il y aller ? Si vous en doutez encore, relisez ces quelques lignes.
Pastis & Olives, 27, rue Sainte, Marseille 1er ; 04 91 54 08 27. Menu 17€, carte 30 €. Du lundi au samedi midi et du jeudi au samedi soir.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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