
La navette reviendrait-elle en grâce ? Il a suffi que le célébrissime pâtissier Pierre Hermé planche sur la recette pour que ce biscuit, jusqu’ici vendu et adoré dans les 16 arrondissements de Marseille, connaisse une notoriété internationale. A la demande de son ami de 20 ans, Olivier Baussan, fondateur de la marque de cosmétiques L’Occitane et des boutiques d’huiles d’olive Première Pression Provence, Hermé a relooké la recette des mythiques navettes. « L’idée me trottait en tête depuis longtemps, parce que ce biscuit fait partie intégrante de notre culture et du patrimoine provençal”, raconte Olivier Baussan. C’est l’opportunité du rachat d’une boulangerie à Paris, il y a 20 mois, qui a précipité les choses : « Elle était dans un état déplorable. On n’a pas voulu produire du pain car les boulangers parisiens sont déjà très forts dans ce domaine, alors on s’est dit que ce serait sympa de raconter notre tradition avec ce biscuit”. Olivier Baussan a donc donné à Pierre Hermé la recette des navettes telle qu’écrite dans le Reboul (livre de recettes provençales édité pour la première fois en 1897).
« Tout en gardant les ingrédients, il a retravaillé les dosages. Il a utilisé de l’huile essentielle de néroli, ajouté des zestes de citron et supprimé l’utilisation de l’eau ». Un peu de beurre et surtout l’utilisation de la farine de blé meunier d’Apt, cultivé dans le Luberon, ont suffi a transformer une recette familiale en must de la pâtisserie biscuitière. Outre les boutiques Premières Pression Provence qui vendront les navettes, des fournils à Aix-en-Provence et Roussillon en produisent, depuis maintenant un an, jour pour jour. Quant à s’installer à Marseille, Olivier Baussan y songe mais confesse : « J’adore cette ville mais elle est en pleine mutation. C’est très difficile de choisir un emplacement dans ces conditions mais un jour, pourquoi pas… je n’exclus rien ! ».
et rue Richard-Casteau dans le centre du village de Roussillon. 13 navettes à la douzaine, 8 € le sachet.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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